Mininous

L’accouchement

Certain(e)s d’entre vous attendaient peut-être tout particulièrement cet article sur l’accouchement.

J’ai accouché la veille de ma DPA (Date Prévue d’Accouchement), par voie basse et j’ai eu recours à la péridurale.
Personnellement, je craignais l’accouchement de par tout ce que j’avais pu entendre à son sujet. J’avais vraiment peur de ne pas être à la hauteur, d’avoir trop mal pour y arriver. J’étais pétrifiée à l’idée de la douleur que j’allais pouvoir ressentir. Et je pense ne pas être la seule à avoir été ou à être dans ce cas.
Je vais donc vous partager mon accouchement, dans les grandes lignes, en espérant parvenir à vous le dédramatiser, ou en tous cas, à vous mettre un peu en confiance pour ce grand moment 🙂

Généralement quand une femme de notre entourage vient d’accoucher, notre premier réflexe est de s’inquiéter de comment cela s’est passé. Et dans ce cas, plusieurs questions nous viennent en tête :

« Est-ce que ça fait mal ? »
« Ca a duré combien de temps ? »
« As-tu une épisiotomie ? »
« Tu as eu des points ? »
« As-tu eu une péridurale ? »
« Et la péri, est-ce que ça fait mal ? »

Autant le dire directement : oui accoucher fait mal.

Il ne faut pas oublier qu’on fait passer une tête et un corps (aussi petits puissent-ils être) par notre vagin et que cela prend du temps.
En effet, l’accouchement ne se résume pas qu’à l’expulsion du bébé en elle-même.
Il comprend le pré-travail (contractions, perte du bouchon muqueux, perte des eaux), le travail (dilatation du col de l’utérus), l’expulsion (naissance de votre petite merveille) et la délivrance (expulsion du placenta).

Donc oui, ce n’est pas une partie de plaisir.Et  pourtant, j’ai adoré accoucher. Sincèrement. C’était long, c’était fort, c’était éprouvant, mais c’était magnifique. Vraiment.

@ Mathou

Mon accouchement a duré environ 19h.
J’ai commencé à ressentir les « vraies » contractions la veille de la grande rencontre, vers 16h. Comme des douleurs de règles en beaucoup plus fort ou des décharges électriques dans le bas du ventre.
Sur le moment je ne me suis pas trop inquiétée, je me suis dit qu’approchant du terme, les douleurs étaient sans doute normales. J’ai donc continué ma petite vie, en contrôlant l’air de rien ces nouvelles sensations.

Je me suis vite rendu compte que ces douleurs étaient assez régulières et qu’elles duraient dans le temps.

Alors vers 19h, pour savoir si oui ou non il s’agissait bien de contractions de travail, j’ai pris un bain. Mon mari restait près de moi et comptait l’intervalle entre chacune des contractions et leurs durées. Le bain le plus long de ma vie : 2h. Nous avons constaté une certaine « régularité » même si non précise à 100%.
J’avais des contractions environ toutes les 8 minutes, qui duraient entre 30 et 45 secondes chacune. Pendant ces 2h dans l’eau, j’ai progressé dans la gestion des contractions. J’ai appris à repérer leurs arrivées et à contrôler ma douleur lorsqu’elles étaient là.

Instinctivement, comme quand on se cogne l’orteil dans un meuble, on a tendance à bloquer sa respiration lorsqu’on a mal (et parfois à sortir des gros mots !). Mais c’est tout l’inverse qu’il faut faire. Pour bien gérer une contraction de travail, au lieu de chercher à la stopper en bloquant sa respiration (ce qui de toutes façons ne marche pas malheureusement), il faut plutôt essayer de l' »accompagner ».
Inspirer quand on sent qu’elle arrive, et expirer le plus lentement et longtemps possible pour mieux la supporter, et recommencer autant de fois que nécessaire le temps qu’elle passe.

La respiration, c’est vraiment la clé d’un accouchement plus serein et moins douloureux.

Nous nous sommes rendus à la maternité, en marchant, pour un contrôle vers 22h30. J’avais bien des contractions, non régulières, mais mon col n’était même pas ouvert à 1cm. Il faut savoir que l’on commence à pousser à 10cm. Ça allait être long…
La sage-femme m’a conseillée de rentrer à la maison, de continuer à marcher, d’essayer de dormir, et nous a dit de revenir quelques heures plus tard pour un nouveau contrôle.

Nous sommes donc rentrés chez nous.
J’étais déçue qu’on ne nous garde pas, même si on nous avait bien expliqué aux cours de préparation à l’accouchement que c’était très fréquent, voire inévitable, pour les premiers accouchements.

Une fois rentrés, les contractions se sont intensifiées et rapprochées. J’ai versé ma petite larme, la seule de tout le travail. Ça faisait mal. Mais dans ma tête, je me suis mise en mode « warrior ». Les contractions n’allaient pas m’avoir, j’étais capable de les gérer, j’allais y arriver. Et mon mari était toujours là, aux petits soins.

Vers 1h15, j’ai perdu ce qu’on appelle le bouchon muqueux. Ce n’est pas glamour mais ça ressemble à du blanc d’œuf version ensanglantée. Ça ne fait pas mal du tout et c’était bien le signe que oui, j’étais en train d’accoucher.
Nouvelle douche et retour à la maternité, toujours à pieds.
Nouveau contrôle et là, je suis dilatée à presque 4 !
On nous annonce que nous allons avoir notre bébé dans les prochaines heures.
Je suis surexcitée, fatiguée, mais déjà aux anges.

Je tente différentes positions pour gérer mes contractions :  sur le dos, sur le côté, assise. C’est sur le dos ou sur le côté que je me sens le mieux.
La sage-femme me propose le ballon mais très vite je repasse en position allongée.
Le ballon soulage généralement, dixit la sage-femme, mais sur moi il a eu l’effet inverse.

On nous installe ensuite en salle de naissance. Je continue de gérer comme je peux les contractions, de me concentrer sur ma respiration, de penser à l’issue de tout ça.
La sage-femme me propose le gaz hilarant… Je n’ai pas ri du tout ! A part me faire tourner la tête entre chaque contraction, il ne m’aidait pas à atténuer la douleur qui devenait de plus en plus forte. Je m’en suis donc vite passée.

La sage-femme décide ensuite de percer ma poche des eaux, pour favoriser l’avancée de la dilatation de mon col. Je faisais partie de celles qui pensaient que la poche des eaux survenait systématiquement au tout début de l’accouchement, comme signe annonciateur. Aux cours de préparation à l’accouchement, on nous a expliqué qu’en fait, contrairement à ce qu’on pouvait voir dans les films, la perte des eaux n’était pas systématique et arrivait même bien plus souvent pendant la phase de travail.
Dans tous les cas, on les perd à un moment donné 🙂

Malheureusement elle n’est pas parvenue à la percer comme elle le souhaitait car la tête de Moon faisait « bouchon ».

Vers 5h du matin, dilatée à 6, j’ai demandé la péridurale. Après 13h passées à gérer les contractions et à prendre sur moi, je commençais à vraiment fatiguer. J’ai senti la petite déception de la sage-femme, qui était convaincue que je pouvais y arriver sans.
Pose et première injection de la péridurale à 5h30, sans effet jusqu’à 6h donc nouvelle injection et effet ressenti vers 6h15.

Concernant la péridurale, pour faire simple il s’agit d’une grande aiguille que l’on vous introduit dans le dos, entre des vertèbres lombaires, pour y poser un cathéter et pouvoir y injecter un produit anesthésiant.
Comme l’accouchement, elle a tendance à être diabolisée, décrite comme hyper intrusive et douloureuse. Alors oui, c’est intrusif, l’aiguille est longue. Mais encore une fois, si on ne ce concentre que sur sa respiration, si on écoute bien les conseils de la sage-femme qui nous accompagne, si on fait confiance à son corps et qu’on se dit que ça va aller, ça va. Je ne l’ai quasiment pas sentie. Je n’ai ressenti qu’une légère décharge électrique dans la zone. Rien d’insurmontable, surtout comparé à toutes les contractions que je gérais depuis des heures.

J’ai eu la chance d’avoir une péridurale très bien dosée, qui m’a permis de sentir malgré tout mon bébé descendre et mes poussées. J’ai pu vivre mon accouchement jusqu’au bout, en étant un peu soulagée sur la fin.

Je suis très vite arrivée à dilatation complète.

Vers 10h, la sage-femme remarque des ralentissements cardiaques de plus en plus réguliers venant de mon bébé. Elle m’explique que même si Moon récupère bien à chaque fois, ils ne veulent pas prendre de risque.
Elle fait venir un médecin pour avoir son avis. Il constate que je pousse très bien, sent la tête du bébé sur ses doigts, et m’explique qu’il va nous aider avec une ventouse.
Sur le moment, j’ai eu un peu peur. Les mots « ventouses » et « forceps » font peur. Finalement, ces « outils » ne sont utilisés qu’en cas de réelle nécessité et seulement pour éviter que le bébé et la maman ne s’épuisent (en tous cas dans ma maternité).

Vers 11h15 toute l’équipe est prête.
Avec la ventouse, je n’ai pas pu accoucher sur le côté comme je le souhaitais. J’ai donc accouché sur le dos mais finalement peu importe, je voulais juste qu’elle sorte et en bonne santé.

J’ai pleuré pendant cette phase finale, ce qui a inquiété l’équipe car jusqu’ici je ne disais presque rien. J’étais trop émue, je savais que le moment était proche et ça me bouleversait littéralement. Mon mari était à mes côtés et quand je l’ai entendu dire qu’il voyait ses cheveux, ça m’a reboostée à bloc et j’ai donné tout ce que j’avais.

Je fais mes dernières poussées et à 11h40 elle était là, sur moi, toute chaude.
Elle pleurait, elle respirait, elle allait bien, elle vivait. C’était magique.
Je pleurais tellement que mon mari a vite dû me trouver un mouchoir pour que je m’essuie les yeux pour pouvoir la voir.

Que d’émotions.

Quand on vous dit qu’on oublie tout très vite, c’est vrai. Exit les contractions, les douleurs, les questionnements et les craintes. Quand on l’a sur nous, tout est oublié.

S’en est suivie la phase de délivrance : en une poussée mon placenta était dehors et je n’ai rien senti. Quand on vient de faire passer un bébé, le reste passe tout seul !

Je n’ai pas eu d’épisiotomie et je n’ai eu qu’une micro-déchirure, qui ne nécessitait même pas un point. La sage-femme a prélevé un petit bout de mon placenta qu’elle a appliqué dessus et 3 jours plus tard je n’avais plus rien.

Pour résumer mon après-accouchement :
– une tétée de bienvenue (pour celles qui n’auraient pas lu mon article sur l’allaitement, c’est par ici),
– une longue séance de peau à peau,
– les premiers soins réalisés par mon homme avec la puéricultrice (auxquels j’ai eu la chance de pouvoir assister),
– j’ai beaucoup saigné mais c’était normal, mon corps s’adaptait aux nouveaux changements hormonaux (et si vous décidez d’allaiter, vous aurez des contractions en bonus les premières tétées),
– j’étais très fatiguée mais je tenais, le corps est vraiment une machine résistante 🙂

J’ai vraiment aimé accoucher. J’ai conscience que j’ai eu la chance de pouvoir accoucher naturellement et par voie basse. Je sais que ce n’est pas donné à toutes les femmes et que chacune ressent les choses différemment, suivant la manière dont leur accouchement s’est déroulé.

Mais je trouve que l’on à tendance à parler de l’accouchement beaucoup trop négativement, en axant les discours uniquement sur la douleur.

De mon expérience, ce qui fait le plus mal, ce sont les contractions. Je ne dirais sans doute pas cela si je n’avais pas pu avoir recours à la péridurale pour la phase d’expulsion. Et encore… Je trouve que notre corps est vraiment formidable et j’ai la sensation que plus on lui fait confiance, plus il peut nous surprendre positivement.

Si je devais donner quelques conseils aux futures mamans :
– Assistez aux cours de préparation à l’accouchement. Tous ne m’ont pas été utiles mais ils m’ont permis de mieux appréhender la chose et de me mettre en confiance pour le jour J.
– Apprenez à respirer à la maison. Prenez des inspirations « classiques » et essayez d’expirer lentement et le plus longtemps possible. Cela vous sera très utile pour accompagner vos contractions et gérer au mieux la douleur.
– Dédramatisez. Vous allez y arriver, peu importe comment. Votre corps est fait pour ça, vous n’allez pas être seule et vous allez finalement vivre l’un des plus beaux jours de votre vie puisque vous allez rencontrer votre bébé. Alors, oui ça fait mal mais on se découvre une certaine résistance à la douleur.
– Faites-vous confiance (oui je sais, je le dis souvent mais c’est tellement vrai).

Et gardez en tête cette phrase qui résume tout :

« L’accouchement est le seul rendez vous à l’aveugle ou vous êtes sûre de rencontrer l’amour de votre vie. »

Moon, deuxième jour de vie.

8 réflexions au sujet de « L’accouchement »

  1. Finir ton article les yeux pleins de larmes en pensant a ma petite merveille qui doit arriver dans un tout petit plus de trois mois. Merci pour ces jolies emotions… Continue d’écrire Pauline !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci Aline, tu verras tout ira bien et tu vas vivre l’un des plus beaux moments de ta vie ! Je vais continuer merci beaucoup pour tes encouragements 😘

      J'aime

  2. Coucou! Superbe article, comme à chaque fois ! Tu as cette capacité à raconter les choses si bien ! 🙂

    Cet article m’a ramené qqs semaines en arrière j’en ai les larmes qui remontent 😉

    De mon côté je redoutais vraiment l’accouchement et finalement j’étais prête à recommencer la seconde qui suivait tellement ca été facile pour moi.

    Tout ce que l’on raconte me faisait peur.
    Malgré les bons conseils de ma sage femme et ses cours de préparation.

    Et puis est arrivé ce jour du 11 août. 8h40 je me reveille avec une sensation étrange dans le bas du ventre…
    Ne connaissant pas les symptômes d’une contraction je me dis que ça va passer… 1h après, javais vraiment mal, je reveille Francois et je lui dis, faut qu’on y aillle !! (On a plus d’une heure de route jusqu’à la maternité la plus proche…)
    Tout était près, mais morane la nunuche insiste pour se doucher et se laver les cheveux, pliée en deux dans la baignoire !
    Il faut savoir que j’avais perdu le bouchon muqueux 15 jours avant et que mon col était ouvert à 2 depuis quasiment autant de jours.

    Le temps de la descente, contractions toutes les 1 minute 30… pas une partie de plaisir, Jai du insulter toutes les autos devant nous je crois 😇
    Je sentais que le bebe arrivait.

    Arrivées devant l’entrée de la maternité, je perds les eaux. Sensation très étrange et désagréable… je pleure, je suis trempée, littéralement. Et ça ne s’arrête pas de couler…
    La fille de l’accueil me dit « bonjour, désolée ce n’est pas ici l’entrée, il faut ressortir faire le tour du bâtiment et ce sera la bas »…. si javais eu des fusils à la place des yeux je la tuais sur place cette conne.
    Francois me porte presque parce que je ne veux plus avancer. J’ai mal, je pleure encore… Enfin arrivés, Francois est emmené par une infirmière pour remplir les papiers, une sage femme me dit d’attendre en salle d’attente…
    La je ne craque pas mais je lui dis « mais vous m’avez regardé? Je suis trempée, je sens que mon bebe est la, prêt à sortir ! » Ok ok elle m’emmène en salle d’examen.
    Col ouvert à 6 on attend plus on part en salle d’accouchement. Heureusement cette jeune femme était géniale. J’étais paniquée à l’idée d’être sans Francois et dans une situation si inconnue pour moi.
    Javais mal mais j’essayais de prendre sur moi tout en contrôlant ma respiration.
    On ne m’a même pas laissé le choix, un anesthésiste est arrivé et m’a fait la péridurale. Honnêtement, je n’ai pas vu l’aiguille et ne l’ai pas sentie.
    Par contre, apres, quel bonheur d’être enfin sereine !
    Francois arrive enfin et je retrouve le sourire.
    Il est 11h30… la péridurale stoppe un peu tout.
    Moment de calme. On réalise enfin.
    À 15h le gyneco arrive.. pas le mien mais tant pis on fera avec hein !
    À 15h15 il me dit allez c’est parti ! 3 cycles de contractions plus tard, 15h33 Meï est la, contre moi, si calme et si belle…
    La peri à été très bien dosée aussi pour moi. Mais tout est arrivé si vite que je me dis « je n’ai pas profité assez de mon accouchement! » C’est dire !
    J’ai versé ma petite larme d’émotion et Francois nouveau papa était sans voix ☺️

    Je n’ai pas fait la tétée de bienvenue car je ne souhaitais pas allaiter.
    Nous avons passé une partie de l’après midi en peau à peau chacun notre tour avec ce petit bout de nous… et 3 jours apres j’étais à la maison.
    Pas d’episio, de déchirure ou quoi que ce soit.
    Bonheur de 3kg et 46 cm. Ma vie a changée en moins de 7h et je recommence sans hésiter !

    Aimé par 1 personne

    1. Merci infiniment pour ton partage d’expérience Morane ! C’est beau…! Et oui on recommencerait direct sans hésiter quand ça se passe comme pour nous 😀

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  3. Très joli article, je l’attendais aussi après celui sur l’allaitement 😉
    Comme quoi on peut aimer accoucher (moi aussi j’y serai retournée direct après, on a une de ces niaques). De mon côté j’ai eu presque un accouchement de rêve… 6h de travail, zéro point, une hémorragie de la délivrance qui m’a empêchée de faire le peau à peau mais au moins elle pu avoir un moment privilégié avec papa qui l’attendait depuis si longtemps !

    Comme toi j’appréhendais la douleur, de ne pas y arriver et vraiment la clé c’est SE FAIRE CONFIANCE ! Le corps est une formidable machine, on se découvre des capacités inespérées (on deviens vraiment des machines guerre les mamans haha) entre l’accouchement le post partum et les nuits sans dormir … le bonheur passe avant tout.
    Comme dirait Agathe de la maison des maternelles « Reproduisez vous !! » ❤

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    1. Merci beaucoup pour ton retour d’expérience Salomé ! Et oui, on peut aimer accoucher ! Le bonheur qu’on découvre juste après vaut toute la souffrance et la fatigue qu’on peut éprouver pendant et après 😀 Et merci pour cette citation pleine de bon sens ahah ❤

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