Humeurs

« La guerre au vent, l’amour devant »

J’avais prévu de publier ce weekend un article lié à mon mariage.

Je le ferai, mais plutôt demain, parce que je veux terminer cette semaine sur quelque chose de positif.

En attendant j’ai envie de parler un peu de ce qu’il s’est passé cette semaine à Bruxelles.
Je ne ferai pas de politique. Parce que je n’aime pas ça et que la politique divise trop à mon goût.
J’ai juste besoin de poser des mots sur ce que j’ai ressenti mardi dernier et de les partager.
Comme un cri du cœur simpliste et pacifique.

J’ai appris ce qu’il y avait eu par des bruits de couloirs et des « tu as vu ce qu’il y a eu à Bruxelles ?! ».

Étant au travail, je n’ai pas pu tout de suite prendre connaissance des détails.

De toutes façons, les mots « attentats », « morts », et « suicide » m’ont suffi à comprendre l’idée générale et à en être tout de suite chamboulée. Mélange de révolte, de tristesse, de colère et d’incompréhension.

Et ce besoin immédiat de témoigner mon soutien par la publication d’une photo-message sur Instagram. Parce que très spontanément, j’étais réellement « Sick of this shit ».

Ça n’a l’air de rien et peut-être que ça l’est, mais au fond peu importe. Chacun réagit différemment face à ce genre de choses.

Dans tous les cas, témoigner son soutien est quelque chose de positif.
Pour moi c’est important d’être et de se sentir membre d’une communauté d’êtres humains, ayant à cœur de dire aux autres, par quelque moyen que ce soit : « je suis loin mais je suis là, avec vous, par la pensée et mes émotions ».

Évidemment j’ai tout de suite fait le lien, comme nous tous, avec les attentats de novembre dernier à Paris. Une soirée riche en émotions où j’ai eu peur pour toutes les personnes que je connaissais à Paris, où ma famille a eu peur pour moi, où je faisais de mon mieux pour les rassurer, alors que j’étais cloitrée à l’étage d’un restaurant, dans le noir, à voir défiler des CRS et à me demander comment j’allais rentrer chez moi et retrouver mon homme. Une soirée interminable.

L’impression d’être dans un mauvais film. L’impression d’être dans un mauvais rêve.

L’impression que nous sommes dans un cercle sans fin et vicieux, dans lequel des fanatiques extrémistes, des individus dangereux cherchent à nous emprisonner. J’ai à la fois de la colère et de la tristesse pour eux.

De la colère pour les vies qu’ils prennent et familles qu’ils brisent, sous de faux prétextes.
De la tristesse pour leur mauvaise interprétation des textes et le mal qu’ils font aux musulmans.

Quand ce genre d’événements a lieu, j’ai peur des proportions qu’ils vont prendre, des effets qu’ils vont avoir sur les individus entre eux.

J’ai peur qu’ils engendrent une peur de l’autre, un repli sur soi, une crainte de sortir profiter de la vie que ce soit en couple, entre amis ou en famille. J’ai peur qu’ils parviennent à nous diviser, pour mieux régner. Mais je n’ai pas peur d’eux.

La vague de messages de soutien que j’ai pu voir sur les différents réseaux sociaux a certes mis en avant l’horreur qu’il y avait eu, mais elle a aussi fait ressortir la solidarité et l’unité qui subsistaient. Malgré tout. C’est ce genre de choses que j’ai envie de voir et de lire.

Cela m’aide à garder foi en l’humain, en l’humanité.

Ne pas tomber dans la peur. Ne pas tomber dans les amalgames. Ne pas générer des stéréotypes. Ne pas encourager les préjugés.

Continuer dans le soutien. Dans le respect de l’autre. Dans la solidarité.

Je pense à ces victimes des attentats.
De Paris, de Bruxelles, mais aussi de tous les autres, dont on connait l’existence mais dont on ne parle malheureusement pas ou pas assez, à cause de distances géographiques ou d’œillères.

Je pense à elles et à leurs familles. J’ai de la peine et en même temps, l’envie de me battre pour continuer à vivre et aimer, pour leur rendre le plus bel hommage.

Aimer l’humain et la vie.

Aimer rencontrer de nouvelles personnes, découvrir de nouvelles cultures, appréhender les différentes religions et en tirer les plus belles valeurs de chacune.
Il y a tellement de belles choses à apprendre des autres.

Parce qu’au fond, malgré l’existence de différentes cultures, religions, communautés ou langues, la seule chose que nous avons en  commun, c’est notre capacité à aimer.

Pas tous de la même façon ni pour les mêmes choses. Mais nous aimons.

Nous sommes dotés de cette capacité, de ce pouvoir-là, que les extrémistes n’ont pas.

Je suis convaincue qu’au fond, la seule chose qui vaille la peine de vivre, c’est l’amour. L’amour de quelque chose ou de quelqu’un. L’amour reçu ou donné.

A ces actes de violence et de folie, répondons par des actes de vie, de fraternité et d’amour.

N’ayons pas peur de vivre. Continuons à nous battre pour défendre la valeur même de la vie.

Seule réponse qui en vaille la peine à mon sens.

Je vais m’arrêter ici pour ce petit billet d’humeur,  mais pour résumer :

AIMONS-NOUS BORDEL

Source : Pinterest
Source : Pinterest

 

 

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